Un peu d'Histoire...

L'origine des funambules remonte à la Grèce et à la Rome Antique. Le mot funambule vient d'ailleurs du latin funis- la corde et  ambulare- marcher.
Au Moyen Age, nombreux étaient les funambules qui se produisaient dans les foires et les fêtes. Le funambule actuel est l'héritier des danseurs de corde des XVIIIème et XIXème siècles. On retrouve de nombreux noms dans les livres retraçant l'histoire de cette pratique et on peut réaliser que cet art a gagné ses lettres de noblesse depuis de longues années déjà.

On différencie le funambule du fildefériste par la hauteur à laquelle il évolue (rarement moins de 7 mètres pour le funambule ; maximum 3 mètres pour le fildefériste) ainsi que par le balancier qu'il utilise l'aider dans sa recherche d'équilibre.

Le jultagi est la forme coréenne traditionnelle de marche sur le fil tandis que la slackline est plutôt une pratique sportive sur sangle légèrement élastique où le protagoniste évolue sans aide à la stabilisation.

 

Extrait du livre « Le Cirque, du théâtre équestre aux arts de la piste » de Pascal Jacob, éd. Larousse

« Le fil (...) lie l'acrobate à une extrême maîtrise du vide et lui permet de s'affranchir de l'apesanteur.
Il faut distinguer le travail du fildefériste exécuté sur un câble ou une corde à plus ou moins deux mètres du sol de celui du funambule qui ne connait pas ou peu de limites. La traversée des Chutes du Niagara par Blondin [Jean-François Gravelet] ou celle des Tours Jumelles du World Trade Center à New York par Philippe Petit sont des exploits qui vont au-delà de la prouesse circassienne, mais qui découlent de la même source : vaincre le vide et s'apparenter ainsi au surhomme nietzschéen capable de franchir les abîmes de l'existence en équilibre précaire sur un étroit fil tendu entre les rives de l'incertitude. (...) En popularisant l'incroyable pyramide à sept personnes progressant ensemble sur un câble à grande hauteur, les Triska et les Wallenda ont donné au funambulisme un caractère sensationnel qui lui a permis de renouer avec la fascination que les danseurs de corde de la première heure exerçaient sur leur public  du Moyen Âge ou de la Renaissance. »

Références bibliographiques

« Petit Traité du Funambulisme » de Philippe Petit
« La Passion du Cirque » de David Jamieson et Sandy Davidson
« Histoire mondiale du Cirque » de Dominique Jando
« Le Cirque, du Théâtre équestre aux Arts de la piste de Pascal Jacob
« Les Funambules » de Antoine Bello

Quelque noms célèbres

Madame Saqui (danseuse de corde)
Blondin [Jean-François  Gravelet]
Maria Spelterini
Karl Wallenda
Michel Menin
Philippe Petit
Didier Pasquette
Denis Josselin